Chère Aline, chers fiancés, chers frères et sœurs, fils et filles bien-aimés du Seigneur, merveilleuses créatures de Dieu,
En ce jour où nous méditons, en raison du scrutin d’Aline, l’évangile de Jean (Jn 4, 5-42), la rencontre bouleversante entre Jésus et la Samaritaine nous interpelle profondément. L’histoire débute par une soif tout autre, celle du Christ lui-même. Fatigué du chemin, il s’assied près du puits et adresse à cette femme une requête simple et pourtant bouleversante : « Donne-moi à boire. »
Ce n’est pas là un simple besoin physiologique, mais bien l’expression d’un désir plus profond : Jésus a soif de l’âme humaine, soif d’entrer en relation avec elle, soif d’être accueilli dans le cœur de ceux qu’il est venu sauver. Dans son Testament spirituel, Mère Teresa a su exprimer avec une justesse saisissante cette soif divine :
« Je connais ce qu’il y a dans ton cœur. Je connais ta solitude. Je connais les blessures de ton cœur, les rejets que tu as dû subir, les jugements et les humiliations. Tout cela, je l’ai porté avant toi. J’ai tout porté pour toi, afin de pouvoir te partager ma force et ma victoire. (…) Est-ce que tu as soif ? Viens à moi. Je vais remplir ton cœur. »
Oui, le Christ a soif de chacun de nous. Il nous cherche avant même que nous songions à le chercher. Il nous attend, patiemment, dans le secret de nos âmes, brûlant du désir que nous répondions à son appel.
Cette femme, venue puiser de l’eau sous le poids de son histoire, de ses blessures et de son isolement, fait l’expérience d’une rencontre qui transforme sa vie.
Chère Aline, tu es sur le chemin du baptême, et aujourd’hui, le Seigneur t’invite à recevoir l’eau vive que lui seul peut offrir. Il voit ton désir de lumière, tes questionnements, tes combats intérieurs. Comme à la Samaritaine, il te dit : « Est-ce que tu as soif ? Viens à moi. » Ce baptême vers lequel tu avances est bien plus qu’un rite ; c’est l’entrée dans une relation intime avec celui qui comble et renouvelle. Il ne te juge pas, mais il t’accueille telle que tu es, te révélant ainsi ta vraie dignité d’enfant bien-aimée de Dieu.
Chers fiancés, vous voici au terme d’un week-end consacré à préparer le sacrement du mariage. Ce passage de l’évangile éclaire aussi votre engagement. L’amour auquel vous aspirez est une soif profonde, un appel à une communion véritable. Mais l’amour humain, pour être fidèle et fécond, a besoin d’être irrigué par l’amour même du Christ. Lui seul peut combler les attentes les plus hautes de vos cœurs. Il vous invite à bâtir votre couple sur cette source d’eau vive, sur la confiance et le don mutuel, à l’image de son amour pour l’Église.
Que cette parole de Jésus à la Samaritaine résonne en vous comme un appel à l’abandon et à la confiance : « Si tu savais le don de Dieu... » (Jn 4,10). Aline, laisse-toi remplir par cette eau qui donne la vie. Chers fiancés, puisez en lui la force d’aimer toujours mieux et toujours plus vrai.
Que le Christ, source inépuisable d’amour, vous accompagne sur ce chemin. Amen !
Père Placide Esse Loko, votre curé